Qui n’en a pas entendu parler ? Les fameuses boules écolo qui vous garantissent un linge éclatant sans une seule bulle de savon ? Imaginez ne plus avoir besoin de détergent pour faire votre linge, que de l’eau et une boule en plastique suffisent à vous procurer le fameux résultat « plus blanc que blanc » ? C’est ce que promettent les boules de lavage écologiques depuis quelques années. Mais sont-elles vraiment efficaces ? Les avis sont clairement partagés là-dessus.
Comment ça marche, au juste ? La fameuse boule de lavage ne contient pas de produits chimiques, elle renferme des céramiques naturelles. Non toxique, donc excellente pour les personnes souffrant d’allergies ou de sensibilité au niveau de l’épiderme, la boule de lavage écologique permet ensuite de faire de sacrées économies puisque vous n’aurez plus besoin d’utiliser de détergent ni de détachant (sauf pour les taches tenaces, comme on le ferait pour une lessive normale). Et ce n’est pas fini, chaque boule dure en principe près de 3 ans !
Mais est ce que ça marche vraiment ? Les avis des consommateurs sont nettement partagés. Cependant, beaucoup se disent entièrement satisfaits de la trouvaille : le linge serait aussi propre qu’avec un détergent mais encore plus souple, le blanc ressortirait encore mieux. Seul petit bémol : l’absence d’odeur de détergent, le linge ne sent rien, ce qui peut être frustrant… Mais la parade est vite trouvée : quelques gouttes d’huiles essentielles et nos narines sont comblées.
Les sceptiques quant à eux crient à l’arnaque : si le linge paraît propre, c’est uniquement dû au passage à l’eau. On apprend donc que même le fait de tourner la machine sans détergent pourrait donner des résultats plutôt satisfaisants.
Alors, magique ou pas ? Personne n’en sait rien pour l’instant, mais on aura quand même appris pas mal de choses : d’abord, que l’on peut utiliser beaucoup moins de détergent qu’à l’accoutumée pour le même résultat. Ensuite, que si les résultats de l’utilisation de la boule sont comparables à ceux du détergent, ce qui est le cas, c’est déjà une très grande avancée : moins de pollution, moins d’allergies, moins de déchets. Finalement, que perd-t-on à essayer ?
Facile à dire, facile à faire, mais difficile de changer les vieilles habitudes. Réduire sa consommation d’énergie constitue sans doute l’une des résolutions que bon nombre de personnes se promettent de suivre. Cependant, comme toute résolution qui se respecte, celle-ci reste souvent au stade de vœu pieux. Pourtant, vous le savez, en consommant moins, vous ferez autant plaisir à votre-porte monnaie qu’à la planète.
Et si vous décidiez d’agir par étapes ? Il ne s’agit pas de bouleverser vos habitudes et votre mode de vie du tout au tout, mais plutôt d’essayer d’intégrer la composante « énergie » dans votre quotidien. Cela commence par les choix que vous aurez à faire dans l’équipement de votre foyer. Le frigidaire de classe climatique A, même s’il peut coûter un peu plus cher au moment de l’acquisition, vous fera des économies sur le long terme. Même chose pour les ampoules : vous aviez acheté des ampoules classiques, vous pensez maintenant qu’il vaudrait mieux les remplacer par les ampoules basse consommation (et vous avez raison !). Mais voilà, vous attendez qu’elles ne marchent plus pour les remplacer : le risque est que vous attendiez longtemps, jusqu’à en oublier que vous étiez en train d’attendre, et de finir par racheter la même ampoule. Si vous souhaitez vraiment investir dans les ampoules basse consommation, achetez-les et gardez-les sous la main jusqu’au moment où vous jugerez opportun de les utiliser.
La friteuse, la cafetière, la centrifugeuse, le presse-agrumes… des appareils dont on se passait bien il y a quelques années et qui sont devenues aujourd’hui l’apanage de tous les foyers. N’allez pas jusqu’à les mettre à la poubelle (quoique…), mais vous pouvez en limiter l’utilisation pour certains, voire à vous passer d’autres. C’était quand la dernière fois que vous aviez pressé une orange manuellement, ou encore eu le plaisir de faire vous-même du bon café avec une machine à café filtre classique ou une cafetière à piston ?
Derniers conseils : éteignez les lumières dont vous n’avez pas besoin ! Vos plantes vertes n’ont pas peur de l’obscurité et n’ont pas besoin de vos tubes néon quand vous n’êtes pas dans la même pièce. De même, pensez à débrancher les appareils que vous n’êtes pas en train d’utiliser : le mode « veille » est un gros consommateur d’énergie !
Hypersensibilité chimique (Mcs) et électrohypersensibilité, des maux dont souffrent des millions de personnes tous les jours, mais que les médecins ont encore du mal à identifier, encore moins à traiter… De quoi s’agit-il au juste ?
L’hypersensibilité chimique, aussi appelée Mcs, pour Multiple Chemical Sensitivity, évoque une sensibilité accrue à certains produits ou matières, sans pour autant qu’il ne soit question d’allergie proprement dite. Néanmoins, les symptômes qui suivent le contact de la personne avec ce genre de produits ne se font pas attendre : maux de tête, troubles gastriques, acouphènes, difficultés de concentration et même d’élocution, confusion, voire perte de la mobilité des membres.
Cela peut être causé, selon les personnes, par des parfums, lessives, matériaux de construction, peintures… Le seul moyen d’éviter ces symptômes est d’éviter d’entrer en contact avec les substances responsables, ce qui n’est pas du tout facile dans le monde d’aujourd’hui.
Les personnes électrohypersensibles sont encore moins bien loties : il leur suffit de passer près d’un réseau de téléphonie sans fil, Wifi, Wimax… Très vite, les symptômes apparaissent : sensation de brûlure, problèmes oculaire, troubles du sommeil et du comportement…
Ces deux affections ne sont pas du tout reconnues, en tout cas pas en France. Ne plus pouvoir bouger son bras parce qu’on a utilisé un détergent, c’est plutôt inhabituel. Du coup, les médecins désemparés renvoient automatiquement ces patients vers des psychologues, associant leur symptôme à une simple somatisation. Ceux-ci ne pouvant être d’une grande aide, les personnes victimes de MCS ou d’électrohypersensibilité s’isolent autant qu’elles le peuvent et finissent souvent par perdre leur emploi : que peut bien faire un peintre hypersensible aux solvants, ou encore un journaliste ne supportant pas le papier journal ?
Sept agents chimiques ont été reconnus comme étant principalement responsables de ces « syndromes » auprès des personnes qui y sont hypersensibles. Il s’agit principalement des pesticides, du monoxyde de carbone, des solvants organiques…
Qui a dit que le bio n’était qu’une question de mode ?
La journée de la Terre est fêtée maintenant depuis 40 ans, plus précisément depuis que le sénateur américain Gaylord Nelson à encouragé les étudiants américains à s’investir dans le développement de projets liés à l’environnement. Le 22 avril de chaque année, le monde célèbre la Terre en multipliant les actions de sensibilisation à l’économie d’énergie et la protection de l’environnement.
Près de 500 millions de personnes de plus de 180 pays à travers le monde ont fait un geste pour l’environnement en cette journée. Pourtant en France, elle est presque passée sous inaperçue. Le gouvernement n’a pas soufflé mot, et seules quelques associations ont prévu de petits événements pour cette journée. Les gros efforts sont probablement réservés à la préparation de la journée de l’Environnement, le 5 juin.
Au niveau mondial, six villes ont été choisies par l’ONG internationale Earth Day Network pour leurs efforts en matière d’environnement : New York, Washington, Bombay, Rome, Shangaï et Rabat. La capitale marocaine a en particulier été nommée « Ville Première » de l’événement : dix projets de grande portée visant la protection de l’environnement ont été inaugurés à cette occasion, dont la généralisation de l’enseignement environnemental dans le cursus scolaire et la mise en place d’un observatoire national pour l’environnement et du développement rural. La célébration, qui dure une semaine, rassemble aussi bien les actions gouvernementales que celles des associations écologiques (elles sont près d’un millier au Maroc) et des entreprises.
Les festivités atteindront leur apogée le 24 avril et seront marquées par des concerts et des interventions de plusieurs personnalités marocaines et internationales issues de la politique, du sport ou de la culture.
Le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sera désormais soumis au contrôle du Conseil interacadémies (InterAcademy Council, IAC). Les « procédures et méthodes » suivies par le groupe d’experts du GIEC feront l’objet d’études des experts du IAC, regroupant plus d’une douzaine d’académies nationales de sciences.
Le GIEC est sous le feu des critiques depuis quelques mois, ses membres ayant fourni des informations inexactes sur le réchauffement climatique. En effets, les 2500 ou 3000 experts qui travaillent sur l’évolution du climat ont publié plusieurs informations erronées, dont l’une des plus grossières est relative à la fonte des glaciers de l’Himalaya. Leur président, Rajendra Pachauri, avait ainsi annoncé en janvier 2010 qu’il y avait erreur : les glaciers de l’Himalaya ne sont pas censés disparaître avant 2035, comme l’avait prédit l’instance.
Plusieurs médias à travers le monde ont relayé des informations mettant en doute le bien-fondé de la démarche du GIEC et les éventuels « scénarios-catastrophes » relatifs au réchauffement de la terre, sous fond de théorie du « complot réchauffiste ».
Tous ces événements ont jeté le discrédit sur le GIEC, et seule l’expertise d’une instance totalement indépendante, comme l’IAC, permettrait aux experts du climat de poursuivre leur travail en toute confiance. La situation est d’autant plus pressante que la rédaction du 5ème rapport du GIEC devrait bientôt débuter.
Le Secrétaire Général de l’ONU, Ban KI Moon, qui s’était chargé d’annoncer les travaux de l’IAC, a tenu à préciser cependant que cette décision ne touche en rien le consensus scientifiquement établi relatif au réchauffement climatique. Malgré les quelques erreurs et imprécisions fournies par le GIEC, « la menace posée par le changement climatique est réelle ».
2250km² de glace, épaisse d’environ 400m : le bloc, qui s’est détaché de l’Antarctique à la mi-février, a à peu près la taille du Luxembourg ! L’énorme iceberg s’est détaché du glacier de Mertz, un courant glaciaire. Il ne tenait déjà plus que par un fil ténu avant d’être percuté par un autre bloc de glace géant.
Pour une fois, le réchauffement climatique n’y est pour rien. Il s’agit d’un processus naturel au niveau des glaciers : la « langue » croît rapidement, d’environ un kilomètre par an, puis se brise de manière cyclique.
Depuis la collision, les deux icebergs géants se sont déplacés au dessus d’une poche d’eau appelée polynie ; il s’agit en fait d’une zone en Antarctique pouvant atteindre plusieurs centaines de kilomètres et ayant la particularité de ne pas être couverte de glace, ou alors seulement d’une couche très fine. C’est à ce niveau-là que se forme la banquise. C’est également là où se concentre la nourriture des oiseaux et mammifères marins.
Cependant, la présence des deux icebergs peut perturber la biodiversité. En effet, ces immenses blocs de glace couvrent la polynie, ce qui empêchera la formation de la banquise, et influera sur la formation des courants d’eau salée qui prennent naissance au niveau de la polynie et qui participent à la création des courants marins partout dans le monde.
Cela va également influer sur la vie des mammifères marins vivant à proximité, notamment les manchots empereurs.
Le Conseil Constitutionnel a annulé le 29 décembre 2009 la taxe carbone, qui devait entrer en vigueur le 1er janvier 2010, jugeant qu’elle n’était pas aussi « verte » que son nom l’indique. En effet, selon les juges constitutionnels, les nombreuses exemptions qui y figuraient sont « contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique » et créent une « rupture d’égalité » devant l’impôt.
Et pour cause, plusieurs sources importantes d’émission de gaz carbonique en étaient exonérées : les centrales thermiques produisant de l’électricité, le transport aérien, le transport public routier de voyageurs… Résultat : le texte prévoyait concrètement l’application de la contribution carbone à seulement 7% des émissions d’origine industrielle (sauf carburant).
Un nouveau texte de loi est déjà en cours de préparation et sera présenté au Conseil des Ministres le 20 janvier.
Qu’est ce que la taxe carbone ?
La taxe carbone est impôt environnemental sur l’émission de dioxyde de carbone. L’objectif est de limiter le réchauffement climatique et ses répercussions. Le respect de la taxe implique une augmentation des prix des produits, proportionnelle aux émissions, ce qui force les producteurs à opter au fur et à mesure pour des produits de base moins polluants.
Plusieurs pays ont déjà adopté une forme de taxe carbone plus ou moins efficiente, dont le Danemark – éternel champion écolo où l’impôt est appliqué à tout le monde (administration, entreprises et ménages)-, la Finlande, le Norvège, la Suisse, la Suède, l’Italie, les Pays Bas et d’autres encore.
A bientôt,
L’équipe Résolution Bio
www.resolution-bio.com
Séismes dévastateurs, inondations, cyclones, canicules… Il suffit que la température de la Terre augmente d’un degré pour que ses effets destructeurs menacent l’Homme. Le réchauffement climatique perturbe l’équilibre des éléments naturels, et où qu’on soit, sur la planète bleue, on n’est nullement à l’abri.
Les catastrophes naturelles ont bien entendu toujours existé, mais à cause du réchauffement climatique, ces phénomènes météorologiques extrêmes se multiplient considérablement, voire se décuplent, et sont de plus en plus violents et meurtriers :
- Vagues de chaud et de froid : Rappelez-vous la canicule en France en 2003, qui a fait plus de 15.000 victimes.
-Sécheresse : Etant donné que, naturellement, les précipitations ne sont, et ne sont pas sensées être, les mêmes partout dans le monde, la sécheresse veut donc dire la diminution des précipitations par rapport à la moyenne « habituelle » dans une région donnée. Et ce phénomène est largement identifiable à plusieurs endroits de la planète.
- Les tempêtes et autres cyclones : de plus en plus fréquents et de plus en plus violents
-La fonte des glaciers : Probablement la moins spectaculaire des catastrophes naturelles (pour l(instant), mais également la plus directement liée au réchauffement climatique. Les glaces de l’Antarctique fondent à une vitesse galopante durant ces dernières décennies, mais il n’y a pas que ça : les fameuses glaces des Alpes fondent également et, si l’on garde la même cadence, elles disparaîtront complètement en 2050
Le réchauffement, autant que le refroidissement, de la Terre est certes un phénomène naturel : l’Homme a déjà connu des phases similaires tout au long de l’Histoire. Cependant, si les scientifiques sont encore divisés sur la responsabilité première de l’Homme dans ces phénomènes, il est indéniable que le facteur humain aggrave ces effets, à un degré ou à un autre. Le développement effréné et la forte industrialisation y sont sûrement pour beaucoup : l’émission de gaz à effet de serre cause bel et bien le réchauffement climatique.
A bientôt,
L’équipe Résolution Bio
www.resolution-bio.com
La conférence de Copenhague sur le climat approche à grands pas et les premières tensions se font déjà sentir. Des représentants de 170 pays seront attendus du 6 au 18 décembre pour tenter de mettre sur pieds un accord global afin de prévenir le réchauffement climatique après 2012, c’est à dire à l’expiration de l’accord de Kyoto. Mais ce n’est pas gagné…
Cette 15ème conférence de l’ONU, baptisée COP15, devra engendrer un « protocole de Copenhague », un accord mondial sur les mesures à prendre pour contrer les changements climatiques. L’avenir de millions d’êtres humains, et probablement de toute l’humanité si rien n’est entrepris, se dessinera à l’issue de cette conférence. En effet, l’objectif principal de cet accord est de réguler les émissions de gaz à effet de serre, ceux-ci étant grandement responsables des perturbations du climat et par conséquent des catastrophes naturelles qui s’en suivent.
Le pessimisme ambiant quant aux résultats de la conférence n’est pas anodin. En effet, tout le monde ne souhaite pas passer au vert. Si le Danemark est très bon élève en la matière, on ne peut pas en dire de même des Etats-Unis. Rappelez-vous Kyoto, le pays de l’oncle Sam a été le seul à refuser de ratifier le protocole, ce qui n’est pas de bon augure pour la suite. Notamment par rapport à l’engagement des Etats-Unis, première puissance économique mondiale actuellement, et donc parmi les plus grands émetteurs de gaz à effets de serre. Obama peut y mettre toute la bonne foi du monde, le sénat américain affiche toujours de fortes réserves.
Mails il n’y a pas qu’aux Etats Unis que c’est compliqué. En Europe également, le lobbying des grandes industries est très présent. A quelques semaines de la COP15, Bruxelles abritait la conférence annuelle de Business Europe., ce qui n’a pas manqué de susciter de vives réactions du côté des écolos. Certaines des entreprises participantes sont parmi les plus polluantes et exercent des pressions énormes sur les politiques pour ne pas avoir à adopter des mesures anti-pollution contraignantes.
La conférence de Copenhague se veut malgré tout le sommet de tous les espoirs. Si vous souhaitez, vous aussi, devenir citoyen de Hopenhagen, c’est simple : signez la pétition pour le climat, faites-vous entendre au COP15!